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La CNAPE s'engage
pour la promotion des droits des enfants



Le 6 septembre 1990, la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant entrait en vigueur. Cela fait aujourd'hui 21 ans.

Nous avions célébré l’an passé son 20ème anniversaire en regrettant le si peu d’intérêt que notre État lui accordait. Nous déplorions la méconnaissance de ce texte pourtant si fondamental et si porteur d’espoir pour l’enfance.

Depuis, nous avons perdu un de nos étendards, le Défenseur des Enfants, autorité indépendante qui incarnait la défense des droits de chaque enfant dans notre pays. Ceux qui ont soutenu sa disparition ont assuré que les droits des enfants seraient mieux défendus par un super Défenseur des Droits. Seule satisfaction : nous avons préservé l’existence d’un Défenseur des Enfants. Mais chapeauté par ce super Défenseur. Attendons donc de voir. Apportons tout notre soutien à notre nouvelle Défenseure des Enfants pour qu’elle se sente plus forte.

Des questions subsistent. Pourquoi ne pas avoir renforcé tout simplement les prérogatives du Défenseur des Enfants ? Quelle marge de manœuvre et quelle visibilité aura ce nouveau Défenseur des Enfants déclassé adjoint ? Cette institution était-elle si embarrassante alors que se déploie en direction de l’enfance une politique essentiellement axée sur la délinquance juvénile ?

Certes, cette question se pose, et la nier serait une grave faute. D’abord vis-à-vis des jeunes eux-mêmes. Nier cette question, c’est nier leurs problèmes. Quoi de plus terrible que de les ignorer avec tous leurs problèmes ? Plus la société civile s’emparera de cette question, et moins il y aura d’espace pour une politique au coup par coup, oubliant que malgré tout il s’agit d’adolescents, d’enfants au sens de la CIDE.

Mais est-ce la seule politique à mener pour notre enfance et notre jeunesse ?

Pour ce 20 novembre, faisons abstraction du contexte inquiétant, débarrassons-nous de notre morosité quotidienne, autorisons-nous l’optimisme pour nos enfants. Pour leur présent et leur avenir. Défendons chacun de leurs droits. Pas seulement aujourd’hui, mais l’année entière.


Fabienne QUIRIAU
Directrice générale de la CNAPE